Cholestérol, le grand bluff ?
Extrait de notre entretien avec le médecin et chercheur français Michel de Lorgeril
Dans lequel il explique quels sont les grands mythes autour du cholestérol.
Le taux de cholestérol augmente généralement avec l’âge
Atteignant souvent un pic entre 60 et 70 ans en raison de la réduction de la capacité du foie à réguler le cholestérol et de la diminution de l’activité physique
Ce phénomène est également influencé par des variations saisonnières, les niveaux étant plus élevés en automne et en hiver, puis diminuant au printemps et en été.
Les fluctuations du taux de cholestérol peuvent également être dues à des changements de mode de vie et de métabolisme, avec des variations pouvant atteindre 10 % d’une mesure à l’autre pour le cholestérol et 25 % pour les triglycérides.
D’autres facteurs tels que le stress, les habitudes alimentaires, la sédentarité et les modifications hormonales (comme la baisse des œstrogènes après la ménopause) contribuent à ces variations et à l’accumulation de cholestérol LDL sur les parois artérielles.
Pour maintenir un taux sain, il est recommandé de surveiller régulièrement le cholestérol, en particulier après 50 ans, et d’adopter une alimentation équilibrée riche en fibres et en acides gras insaturés.
Les normes de référence varient selon les facteurs de risque individuels, mais pour une personne sans facteurs de risque, le cholestérolémie totale doit idéalement se situer entre 1,5 g/L et 2,4 g/L à jeun.
L’essentiel en 30 secondes
L’hypercholestérolémie désigne un excès de cholestérol LDL dans le sang, facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires selon la HAS.
- Un taux de cholestérol LDL supérieur à 1,6 g/L est considéré comme élevéet nécessite une prise en charge médicale. (HAS)
- Le bilan lipidique (ou EAL) est recommandé dès 50 ans chez l’homme et 60 ans chez la femme, ou plus tôt en cas de facteur de risque. (HAS)
- Les statines (ex. : atorvastatine, rosuvastatine) sont les médicaments de première intention prescrits pour réduire le LDL. (ANSM)
- Le traitement médicamenteux de l’hypercholestérolémie est remboursé par l’Assurance Maladie sur prescription médicale. (Ameli.fr)
- Un HDL inférieur à 0,40 g/L constitue un facteur de risque cardiovasculaire supplémentaire indépendant du LDL. (HAS)
Le conseil clé : Consultez votre médecin pour réaliser un bilan lipidique complet et évaluer votre risque cardiovasculaire global avant toute décision thérapeutique.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM
