Les labos ont privatisé les plantes sauvages
Vidéo de Michaelzoicas
Cette affirmation est partiellement vraie
Mais mérite des nuances selon le secteur considéré.
Secteur végétal et semences : La privatisation et le contrôle du vivant par des multinationales sont avérés.
Depuis les années 1980, une « guerre des semences » a conduit à la création de monopoles, les semenciers imposant des variétés hybrides ou OGM non reproductibles et poursuivant en justice les agriculteurs qui ressemblent leurs graines. Aujourd’hui, cinq multinationales (BASF, Bayer, Corteva, Limagrain, Syngenta) contrôlent près de 60 % du marché mondial des semences.
Secteur pharmaceutique et compléments : Les laboratoires ont effectivement transformé leur modèle vers une logique de profit financier et d’externalisation de la production, souvent en Asie, ce qui a entraîné des ruptures de stock et une déconnexion entre les prix et les coûts de production.
Cependant, des acteurs comme Laboratoire D.Plantes ou Pierre Fabre mettent encore en avant des approches basées sur la nature, la relocalisation ou la micro-nutrition, bien que l’industrie globale soit dominée par des logiques de marché.
En résumé, si les semences (plantes agricoles) sont fortement privatisées et contrôlées par l’industrie, le terme « labos » dans le contexte des compléments alimentaires ou de la santé végétale désigne aussi bien des groupes pharmaceutiques mondialisés que des laboratoires spécialisés dans l’innovation naturelle.
Les lobbies de l’agro-industrie bataillent pour l’assouplissement
des règles européennes sur les nouveaux OGM.
Les militants écologistes peinent à contrer ce rouleau compresseur.
Pour la onzième année consécutive, l’association Combat Monsanto appelle à la mobilisation ce 20 mai « pour dénoncer le système agrochimique industriel et ses conséquences désastreuses sur la santé humaineet l’environnement en France et ailleurs dans le monde ». Un système riche en pesticides et en « nouveaux OGM ».
Le moment est en effet crucial pour la lutte anti-OGM car la Commission européenne va dévoiler, en juin, une proposition de réglementation.
Elle pourrait abandonner les exigences de traçabilité, d’étiquetageet d’évaluation environnementale pour les plantes issues de ces techniques d’édition du génome.
Article de eporterre/Nouveaux-OGM
Le Médecin des pauvres
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